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 Le soleil, l'or des pauvresVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Enryo Sakuran
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MessageSujet: Le soleil, l'or des pauvres   Sam 22 Mar - 19:25

(Vient de )

Le plan du vampire convenait parfaitement à l'humain. Il attrapa donc sa main avec plaisir et confiance pour qu'ils sortent tout deux du bureau de la bibliothèque. Le ciel était déjà moins sombre et à l'est, on devinait déjà un fond plus clair.
Une fois arrivé à terre, il remit son sac à dos en place et commença à marcher, se mettant à côté de Frédéric, ne le suivant plus légèrement en retrait comme la veille. Il restait assez silencieux dans l'ensemble, voulant se faire le plus discret possible pour ne pas gêner la créature de la nuit. Il marchait donc en suivant les directions indiquées.

Petit à petit, les rues se remplirent de monde. Les plus matinaux partaient déjà au travail tandis que certains ne faisaient que rentrer après une grande soirée un peu trop arrosée... Frédéric et Enryo croisèrent ainsi un groupe de jeunes plus ou moins éméché qui se montraient menaçant mais ils étaient trop saouls pour quoi que ce soit. Ils se trouvaient juste drôle. Au moment de passer près d'eux, le jeune garçon baissa cependant la tête et se rapprocha encore plus du vampire, le collant pendant un petit moment avant de s'écarter à nouveau une fois que le groupe se trouvait derrière eux.

Ils arrivèrent dans le centre de la ville. C'était un quartier tout en contraste, avec à la fois des immeubles très neufs et hauts et des vestiges du siècle dernier qui commençaient à voir leur façade se dégrader. Certains bâtiments semblaient abandonnés et c'est vers un de ces bâtiments que la créature de la nuit menait le jeune adolescent.
Enryo observa les yeux brièvement mais une fois encore, il ne fit aucun commentaire. Il trouvait même cet endroit parfait en fin de compte ! Il ne connaissait absolument pas ce quartier, ce qui lui donnait un sentiment de sécurité. Par contre, la faim commençait à le tenailler, même s'il n'osa pas en faire la remarque.

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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Dim 23 Mar - 9:35

Enryo le suivit, et enfin à l'extérieur, Frédéric marcha à une allure ni trop rapide, ni trop lente. Il ne voulait pas non plus épuiser le jeune homme à ses côtés. Ca aurait tenu qu'à lui, il serait passé par un chemin plus rapide et plus discret : les toits des maisons. Si la fatigue n'aurait évidemment pas pris le dessus ! Il ne sentait pas de le porter durant tout le trajet. Pourtant il avait somnolé cette nuit mais ce repos semblait ne pas avoir été si compensateur qu'il l'aurait pensé.

Arrivés dans les grandes rues, ils rencontrèrent des jeunes hommes bien saoûls ce qui fit sourire le vampire et encore plus quand il sentit Enryo tout près de lui. Ca ne le gênait pasqu'il soit si près ! Si il se sentait ainsi en sécurité soit ! Ils les dépassèrent et arrivèrent au quartier qui était, auparavant une zone industrielle. Mise à l'abandon, faute de licenciement économique dû à une croissance nulle, les bâtiments devinrent vieux et sobres. Pour Fred c'était le lieu idéal pour être discret des humains. Beaucoup ne s'aventuraient plus ici, de peur de rencontrer des fantômes ou encore des radiations qui étaient absolument inexistantes. A part quelques ados qui s'amusaient à utiliser le bâtiment à côté de celui où il habitait pour faire ce qu'on appelle du bizutage aux petits nouveaux. Juste pour faire peur. Lui ça le faisait rire ! Vivant ici depuis bien longtemps, il voyait bien qu'il n'y avait rien de surnaturel. Peut-être lui ?

A cette pensée il sourit et il entra dans le vieux bâtiment, fermant la lourde porte assez branlante.

"Y a juste à monter les escaliers et nous serons arrivés à destination."

Il tourna à sa droite, monta les escaliers. Arrivés au seuil, quatre portes furent mises en évidence. Il ouvrit la première à sa droite et se retrouvèrent dans l'appartement du vampire. Grand, volets fermés, sobre. Quelques meubles s'y trouvaient, mais le strict nécessaire. Au fond à droite, une nouvelle porte qui menait à sa chambre et une à l'intérieur qui se joignait à une salle de bain.

"Nous y sommes, mets-toi à l'aise."
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Enryo Sakuran
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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Dim 23 Mar - 16:40

Enryo observa les lieux. Cela ressemble donc à cela l'appartement d'un vampire ? Il ne s'était pas imaginé grand chose mais maintenant qu'il avait tout cela sous les yeux, il trouvait que cela cadrait bien avec le personnage. La décoration était nulle et quelques meubles se contentaient de hanter la pièce. On avait l'impression que tout était mort ici mais cela n'avait rien d'étonnant au fond.
Par les volets, on devinait la très légère lumière qui commençait à filtrer. Il était temps qu'ils rentrent ou bien Frédéric aurait pu se retrouver avec des brûlures au dixième degré ! Le soleil n'allait probablement plus tarder à étendre ses rayons sur la ville. Cela fit bizarre à Enryo de penser cela. Ce soleil se levait sur son premier jour de fugue. Dans la rue, une voiture de police patrouillait et les deux agents à l'intérieur avait eu l'ordre de porter une attention particulière à un gamin roux qui s'était enfui de chez lui. Le père avait maintenant donné l'alerte et la police recherchait mollement le garçon. Mollement, parce que des garçons qui fuguent, il y en a à la pelle.

Le jeune adolescent fit quelques pas pour se retrouver au centre de la pièce tout en retirant distraitement son sac à dos qu'il laissa tomber finalement au sol. Il posait son regard un peu partout, fixant le plafond, les murs, les volets... Il devait parfois y avoir un peu d'humidité à en juger les traces sur le papier peint qui se décollait par endroit. Il jeta un petit coup d'oeil sur le sol. Visiblement, le balai n'avait pas été passé depuis un petit moment. Oh, ce n'était pas vraiment sale mais ça et là, on devinait quelques moutons de poussières qui s'étaient accumulés, surtout dans les coins.
Et puis, hormis le bruit des quelques voitures qui passaient dans la rue, il n'y avait pas un bruit. C'était vraiment parfait ! Comment se sentir plus en sécurité ? Enryo se retourna donc pour regarder le vampire avec un léger sourire reconnaissant. C'était si gentil à lui de l'accueillir dans son appartement.


"Tu vas dormir maintenant ?"

Avec le soleil qui allait se lever, cela semblait logique à l'adolescent. Probablement allait-il passer la journée ici, attendant que le soleil se recouche pour voir reparaître le vampire. Déjà, il se demandait ce qu'il pourrait bien faire ce soir. Il n'allait tout de même pas rester dans les pattes de Frédéric indéfiniment !
Évidemment, il n'avait aucune idée de ce qui convenait de faire mais il fallait au moins y songer...


"Il y a peut-être quelque chose que je peux faire pour toi ?"

Enryo savait ce qu'il devait à la créature de la nuit. Il se devait donc de lui proposer son aide pour quoi que ce soit...

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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Dim 30 Mar - 17:20

Il le laissa se mettre à l'aise alors qu'il se retrouvait maintenant en chemise et en pantalon. Il se déchaussa tout en regardant le jeune humain et lui sourit.

"Oui je vais aller dormir. Et ce pendant une bonne partie de l'après-midi. Je vais donc devoir te laisser un peu seul. Je suis désolé."

La cuisine faisait partie de la salle à manger et salon. Seul un comptoir séparé les parties. Pourquoi une cuisine pour un vampire ? Disons qu'il avait du mal à se déshabituer également de la nourriture humaine. Le sang était tout simplement une compensation pour ce côté vampire qui lui en demandait au moins une fois par jour.
Il s'y dirigea à pas lent, ouvrant le frigo et prenant une poche de sang. Il valait mieux qu'il en boive une pour être un peu tranquille une bonne partie de la nuit. Il gardait toujours un bon stock ici. C'était sa réserve.
Il retourna vers sa veste alors qu'il fouilal dans sa poche pour enlever celle qu'Enryo lui avait acheté la nuit dernière. Il la jeta. Depuis le temps qu'elle était dans la chaleur ce qui restait devait être plus très bon.

"J'ai la télé comme tu peux voir et quelques livres. N'hésites pas à t'en servir. Le bruit ne me gêne pas."

Il s'approcha un peu de lui, sa main se posant sur les cheveux de ce dernier et les ébourrifant un peu.

"Reposes-toi. Cette nuit on discutera un peu."

Il se dirigea vers sa chambre laissant le jeune homme tranquille. Evidemment il fallait que maintenant, tous deux voient ce qu'ils allaient faire à présent. Le garder près de lui ne le dérangeait pas mais un jour ou l'autre, il lui prendrait son sang.
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Enryo Sakuran
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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Mer 2 Avr - 16:51

Le jeune adolescent se sentit bizarre au moment où le vampire venait passer une main dans ses cheveux pour les ébouriffer. Instinctivement, il avait voulu se reculer légèrement, mais ses jambes étaient restées sur place, comme refusant de bouger. Était-ce un semblant de peur qui le paralysait ? Ou bien déjà une sorte de sixième sens qui lui faisait dire qu'il n'y avait aucun danger à craindre et qu'il pouvait parfaitement rester en place ? Quoiqu'il en soit, son coeur accéléra un peu sur le moment, laissant voir très visiblement dans son cou son pouls battre plus fort.
Ceci fait, Frédéric lui conseilla de se reposer avant de le laisser seul. Pourtant, Enryo n'avait vraiment pas sommeil pour le moment. Il se sentait encore trop "excité" par tout ce qui venait de lui arriver, se demandant s'il n'avait pas fait la plus grande bêtise de toute sa vie ou si au contraire il ne venait pas de se libérer de son tyran. Dans la maison d'une créature de la nuit qui se nourrit de la mort, est-ce que Enryo se retrouvait plus libre qu'il ne l'avait jamais été ?

Seul dans la pièce, il resta un petit moment sans rien faire, à juste regarder autour de lui. Finalement, il fit quelques pas pour se rapprocher du coin cuisine et marchait à pas de loups pour ne pas faire le moindre bruit qui eût pu déranger le vampire. Il nota un peu de vaisselle non faites. Faisant quelques pas encore, il remarqua que les meubles avaient une fine couche de poussière.
Après avoir cherché de quoi faire un peu de ménage, en l'occurrence un vieux chiffon humide, l'humain commença à se transformer en Cendrillon. Pendant deux petites heures, il fit le ménage dans l'appartement pour rendre tout bien propre. Il tâchait toujours de travailler sans le moindre bruit pour ne pas réveiller Frédéric. Finalement, une fois que tout avait été remis en ordre, il se laissa tomber dans le canapé en prenant son sac avec lui. Il était content d'avoir fait le ménage : il ne serait pas complètement inutile à Frédéric au moins. Il pouvait lui rendre quelques services aussi.

Il garda son sac contre lui, jetant un coup d'oeil à la bibliothèque au loin de Frédéric mais il n'osa pas se relever ou plutôt, il n'en avait déjà plus la force. Lentement, il se laissa glisser le long du canapé pour s'allonger, toujours en gardant son sac contre lui, comme si c'était la dernière chose qui lui restait. À nouveau, il tomba dans un profond sommeil maintenant qu'il avait "domestiqué" cette pièce encore inconnue pour lui il y a quelques heures.
Il dormit tout le reste de la journée et même une fois la nuit tombée, il continuait de dormir, toujours cramponné à son sac, respirant doucement...

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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Mar 15 Avr - 14:01

Après avoir laissé Enryo seul dans cette seule et unique grande pièce de l'appartement, même si pour lui l'appeler ainsi était un peu trop exagéré, il entra dans sa chambre. Chambre très sobre : un lit, deux places où le matelas semblait avoir une bonne trentaine d'année, une armoire avec seulement deux compartiments, côté étagère et de l'autre penderie et enfin une table de chevêt où seul un livre prôné. Vide encore. A croire que si certains disent vrai, qu'il ressemblait à son appartement, Frédéric serait tout sauf intéressant.


Il s'allongea sur le lit, puis se mit un peu assis plantant ses crocs dans la poche de sang qu'il avait récupéré il y a une minute dans son frigo. Terminant celle-ci, il la posa à côté du livre puis se réallongea convenablement, regardant la fenêtre qu'il avait caché par des planches de bois clouées. Le jour avait du se lever à présent et le sommeil le prit de cours, se mettant instinctivement sur le côté et repensant à cette nuit absolument étrange.

Des rêves ? Non et pas de cauchemars non plus. Disons que le calme s'était complètement instauré dans son esprit et ce fut un repos bien plus restaurateur que le précédent dans la bibliothèque où il n'avait que somnolé. Il avait eu du mal, malgré le nombre d'années qu'il était devenu un tel être immonde, à rester éveillé la nuit. Il gardait toujours cette habitude d'aumoins dormir une heure ou deux durant celle-ci, pensant que rien n'avait changé et que quand il se réveillerrait c'était ni plus ni moins qu'un cauchemar, qu'il était toujours un être humain, vivant chez ses parents et continuant de jouer au tarot.

Malheureusement à son réveil, sept heure plus tard, il était toujours au même endroit dans cette obscurité incessante. Le soleil lui manquait tant, mais la mort trop peu pour lui, il avait pas d'envies suicidaires.
Il se leva et sortit de la chambre, remarquant Enryo allongé sur le divan, serrant son sac à dos contre lui comme une sorte de doudou. Il sourit à cette pensée et se dirigea vers la cuisine où il jeta la poche de sang bue plus tôt avant qu'il ne s'endorme. Celle-ci ferait son effet au moins jusqu'à la moitié de la nuit. Il serait un peu tranquille.
Il ne fit pas de bruits et se prépara un thé, versant l'eau bouillante dans une tasse. En levant les yeux, il remarqua que toute la poussière avait disparu. Interloqué, pensant aussi que peut-être il dormait encore, il y passa un doigt mais rien. C'était propre. Jetant un oeil à la silhouette endormie, il comprit de suite que celui-ci avait essayé de passer le temps en faisant le ménage.

Son thé en main, il se dirigea vers le fauteuil où une petite table basse se trouvait à ces côtés. Il y posa la tasse et retourna dans la chambre, récupérant le livre sur le chevêt puis y retourna, s'asseyant sur le fauteuil. Il l'ouvrit, lisant en attendant que le jeune garçon se réveille.
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Enryo Sakuran
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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Dim 20 Avr - 18:50

La respiration d'Enryo restait simple, ne troublant presque pas le silence des lieux. Il pouvait enfin dormir mieux qu'avant. Certes, ce n'était pas le confort de son lit mais comparé au sol de la bibliothèque où le vampire et lui étaient restés, ce canapé était vraiment parfait. Parfois, il bougeait un peu, se mettant sur le dos, un bras pendant sur le côté, une main sur le sol. Un peu plus tard, il se remettait sur le côté et serrait à nouveau son sac contre lui dans un doux bruit de tissus qui se frottent.
Il émergea lentement du sommeil avec l'arrivée de Frédéric. Il sentait sa présence dans la pièce, fronçant les sourcils en entendant le cliquetis que produisait le vampire en manipulant sa tasse de thé et une cuillère. Toutefois, le jeune adolescent était encore trop fatigué pour réellement se réveiller et émerger complètement de son sommeil réparateur. Ce fut les douces senteurs du thé qui plus sûrement le réveillèrent d'une manière forte agréable.
Lentement, Enryo commença à ouvrir les yeux, des yeux encore embués de sommeil et qui voyaient flous. Il se redressa un peu sur un bras, tourna la tête, ne s'arrêtant pas sur la silhouette de Frédéric qu'il ne reconnut pas dans un premier temps à cause de la fatigue. Pour le moment, il arrivait juste à se focaliser sur la bonne odeur qui se trouvait dans la pièce.

L'adolescent finit par s'asseoir complètement sur le canapé, se mettant en tailleur et se frottant les yeux en étouffant également un bâillement. Il regarda Frédéric un petit instant, gêné. Ne l'interrompait-il pas dans sa lecture ? Enryo n'osa rien dire, un peu comme d'habitude finalement, dans l'espoir de se rendre complètement invisible aux yeux du vampire. Il laissa juste glisser ses yeux jusqu'aux fenêtres, pour déterminer si le soleil s'était déjà couché. Il n'avait pour le moment aucune idée de l'heure qu'il pouvait être et cela l'angoissait un peu.

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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Ven 25 Avr - 9:30

Il buvait son thé tranquillement, jetant des coups d'oeil au corps endormi à seulement quelques petits mètres de lui. Il se surprit à penser au goût que pouvait avoir son sang. Pourtant les poches le suffisaient mais cette proie si frêle et si proche faisait perdre tous ses sens. Se contrôler ! Voilà ce qu'il devait à tout prix faire. Il s'était promis de toucher à un humain, à boire son sang, seulement si il était complètement hors possession de son esprit.

Les coups d'oeil se changèrent à un regard fixe sur la silhouette qui bougea bien plus et se réveilla doucement. Son verre de thè dans sa main, assez près de ses lèvres, il sourit et posa l'objet encore chaud sur la table.

"Je vais te préparer quelque chose à manger."

Il se leva, marchant doucement vers la cuisine. L'eau était encore bouillante. Il prit une deuxième tasse, y mit un sachet de thé et fit couler lentement l'eau tout en portant la tasse vers le jeune homme, la posant à côté de la sienne. Il retourna de nouveau dans la cuisine, cherchant de quoi faire un petit déjeuner normal pour un humain. Il ouvrit un placard et un paquet de biscuits prônait au milieu des pièges à souris.... Pièges qu'il aurait dû jeter depuis longtemps mais bon ça remplissait un peu ses placards vides.
Le paquet en main, se redirigeant vers Enryo, il se rassit sur son fauteuil, reprenant sa tasse de thé.

"J'ai vu que tu avais décidé de faire un peu le ménage. Désolé si c'est très poussiéreux. J'ai l'habitude d'être ici que pour dormir la journée entière et sortir par la suite."

Il lui sourit, lui faisant comprendre qu'il pouvait manger à son aise.

"Va falloir maintenant que l'on trouve une solution pour toi. Tu ne pourras pas rester près de moi trop longtemps. C'est trop dangereux."
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Enryo Sakuran
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MessageSujet: Re: Le soleil, l'or des pauvres   Dim 27 Avr - 2:56

"Merci..."

Enryo se sentait un peu bête de ne pas dire autre chose. Il avait encore la désagréable sensation d'être un poids bien ennuyeux pour le vampire. Il rougit un peu d'ailleurs, songeant aux ennuis qu'il devait créer à Frédéric. Et encore, Enryo ne songeait aucunement aux tracasseries "supplémentaires" qu'il pouvait faire naître, comme peut-être un désir de sang plus conséquent.
Il sourit un peu et remercia une seconde fois Frédéric quand celui-ci revint avec le thé et plus tard les biscuits. Il se rua dessus, bien qu'il chercha à dissimuler un peu sa faim. En effet, cela faisait longtemps qu'il n'avait rien avalé et bien que les biscuits le rassasièrent un peu, c'était loin de faire un repas complet. Cependant, il sirota aussi un peu de son thé en faisant attention de ne pas se brûler, tout en remerciant encore une fois son bienfaiteur.

Cependant, les paroles suivantes du vampire l'inquiétèrent au plus haut point. Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas rester près de Frédéric ? Évidemment, le jeune garçon n'était pas conscient des dangers qu'il y avait à fréquenter un vampire trop longtemps, même s'il cherchait à se dominer. Ce qu'il voyait lui, c'était que cet étranger n'en était plus un et qu'il avait une confiance aveugle, presque déraisonnable en lui.
Surtout, il voyait que grâce à lui, il n'était toujours pas de retour chez son père, la seule chose qui pourrait vraiment lui faire peur en ce moment...
Un peu désemparé, il dit en balbutiant :


"Mais... mais... Pourquoi ? Je promets d'être sage... et... je... Je peux t'aider, hein ?! Ça me gêne pas de faire le ménage chez toi... Et... je pourrais faire tes courses... et... t'acheter du sang aussi..."
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