RPG NC17 Yaoi Yuri Hentai, vampire, humain
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 Poupée de cire, poupée de sang. [PV]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Rachel Huzami
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MessageSujet: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Mar 25 Mar - 17:49

La bibliothèque…

En cette heure avancée de la nuit, ce lieu ne donnait pas bon à y vivre, lorsque l’on sillonne la rue longeant ce gigantesque bâtiment. Les façades sont chaudement vêtues de profondes fissures ou de mauvaise herbes, qui gravissent ses murs au fil des saisons. Les deux portes principales, d’un vieux bois sculptés semblent infranchissables… Les fenêtres faites de vitraux opaques laissent planer cet avant goût de mystère bien plus sombre encore qu’il ne le parait. Seuls quelques aboiements lointains n’osent rompre ce calme olympien. Les réverbères se font rares dans le vieux quartier, qui demeure tristement éclairé par la lueur bleutée de l’astre lunaire. Pourtant sanctuaire de la connaissance, ces lieux ridés par le temps qui passe ne connaît aucune rénovation quelconque. Longtemps aux mains de l’Etat, ce trésor culturel fut en partie racheté par la nouvelle noblesse des temps moderne. Une femme, jeune et insouciante, prit à sa charge le savoir d’une population entière. Société corrompue ou chantage plus terrifiant encore? Personne ne le savait. Sauf elle.

Toujours par pouvoir, cette fois si, Rachel ravala sa notoriété et prit son rôle « à cœur ». L’absence de cet organe n’empêcha en rien la passion qu’était son métier… De son vivant bibliothécaire, la nocturne comptait le perpétuer après à sa mort. Elle avait toujours ressentit de l’amertume envers ses pitoyables humains, qui s’avaient si finement placer le bon mot sur la bonne émotion. Au font d’elle, Rachel admettait ce talent certain, dans le quel elle se plongeait avec la plus détestable vulnérabilité…

Ce soir, comme par coutume ou nostalgie, la belle à la peau de porcelaine, éclairait une délicate partie de son visage, à l’ardente lueur du tabac qui s’embrase. Nul besoin de lumière artificielle pour lire au travers du nuage acre de son cigare. La nocturne, dans ses fins drapés lui couvrant avec élégance ses courbes, referma l’œuvre avec ferveur. Alertée par des craquements lents et incertains contre le parquet, Rachel sourit avec anxiété. Les commérages inconsciemment perçus, parlaient de traqueurs. Un frisson la parcourut. La nocturne ne s’était donc pas imaginée le mouvement grillant de la poignée de porte... Il y avait quelqu’un. Part… nécessitée disons nous, Rachel avait décidée d’ouvrir l’établissement de nuit. Les horaires étaient tout de même très large se fixant à la luminosité mortelle du soleil. Sens un battement de cils, Rachel écouta la présence approchée. Sur un ton ironique la jeune femme rompit l’attente.

- C’est fermée ce soir.

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Gin
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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Mar 25 Mar - 20:46

Le soir allait tomber à nouveau sur cette terre. Le soleil chutait à l’Ouest, fuyant les ténèbres qui l’assaillaient pour le coucher dans un horizon pourpre et ocre…
Le silence… Cette journée avait été des plus paisible… sauf en matinée. Gin avait décidé de ce rendre au cimetière pour se reposer un peu… jouer du violon, s’extérioriser, exprimer certains sentiments qu’il ne s’avait qu’exorciser de cette manière.
Comment comprendre un monde auquel on appartient sans jamais l’avoir accepté pour soit…
Après cette entrevu avec ce traqueur… cet homme au comportement emporté et surtout inattendu de rencontrer un demi vampire à cette heure… Kira avait erré, retournant dans de sombres lieux pour ne plus voir la face du soleil, comme il avait été si curieux de le rencontrer ce matin même. La chaleur de ses rayons, contre sa peau froide, le mettait en manque de tiédeur humaine… de sang. Son appétit avait augmenté…

Ainsi, il avait caché sa mallette ténébreuse dans un lieu sûr et avait pris l’initiative de parcourir cette citée humaine. Grand péril pour un être insociable, dont les pulsions seraient moins contrôlées par la faim qui le rongeait ? Gin n’était pas inconscient, non. Les humains ? Il n’en avait pas mordu depuis bien longtemps… Et pour cause, le dégoût de leur espèce… La seule envie de les utiliser à d’autres dépends bien plus personnels était sa seule motivation de crime…

La démarche lente et obscure, la silhouette fine et légèrement voûtée vers l’avant, comme si le poids du monde appuyait sur ses épaules. Le regard fixe et cerné, d’en dessous ses cheveux noirs et éparpillés sur son front. Sa peau lisse et pâle, que même les rayons de lune ne pouvaient illuminer… derrière l’épaisse couche de nuages sombres qui avaient recouvert le ciel, en même temps que l’astre du jour avait été chassé.
Son ombre arpentait les ruelles désaffectées de cette cité… préférant la solitude à la multitude.
Un croisement… là bas, à droite, il perçoit le tumulte d’une autre rue… Des êtres humains défilent et s’expriment, marchent en groupes, se protègent inconsciemment d’une menace seule.

Son regard cille… il réfléchit.
Les mains dans les poches, il dégage sa paume gauche et vient retirer par ce geste son carnet sombre, tirant la chaîne obscure qui le retient à la ceinture. Calmement, il délie la reliure, qui gémit doucement sous les doigts longs et froids de son possesseur. Kira… seul dans ce lieu, laisse sa silhouette s’accroupir et s’affaisser au sol, appuyant les pages contre ses genoux et écrivant d'une plume sombre, encrassée par les couches successive d’encre noire et séchées.

-21h04… La citée humaine. Une parmi tant d’autres que je n’aurais certainement pas tant approché que les prochains jours et nuits qui me verront sillonner ce lieu. J’ai décidé de changer ma manière d’agir… et tu le sais, mon ami. La vie est si morne… mon point de vue manque d’objectivité, j’ai besoin d’expérimentations nouvelles et concrètes… Peut-être qu’en changeant un peu… en m’ouvrant de ma volonté, j’arriverais à d’autres résultats.-

L’écriture s’étend sur la fin et finit par marquer un point, qui s’allonge et se marque plus profondément…

Gin reste une seconde dans ses idées profondes, puis détache sa pointe pour la ranger en même temps que son journal. Il se redresse avec lenteur… prend son temps. Il n’est pas pressé…
Ses iris... aussi ténébreuses que les abysses les plus profondes et sourdes aux appels extérieurs, sans animosité et étincelle aucune de reflets de sentiments… se posent face à lui.
Il reprend sa marche silencieuse et au bout d’un temps arrive à l’embranchement bruyant. Il se cale dans un coin, observe. Ses yeux sillonnent rapidement tous les mouvements, alors qu’il se tapit un peu plus, comme examinant les moindres gestes, de peur que l’un d’entre eux ne se retourne brutalement contre lui. Cependant, alors qu’il sent un mal être grandir en lui, il se fige sur une façade murale, à la porte large, offrant un double battant. Il redresse l’attention et reconnaît ce lieu comme une bibliothèque.
Une bibliothèque? Quoi de mieux qu’un lieu calme où peu de gens se rendent pour s’instruire réellement… Peut-être ferait-il une rencontre qu’il pourrait amadouer et mener un peu plus loin pour expérimenter?

Hm… Seul soucis, cet établissement se trouve en face de la rue mouvante. Kira se sent mal. Les battements lents et sourds de son cœur s’accélèrent légèrement et cette sensation lui est bien désagréable. La psychose prend légèrement place dans son esprit alors qu’il tente de la chasser, pour assurer ses pas dans la rue et pénétrer le bâtiment.

Le demi vampire serre calmement ses poings dans ses poches puis se relâche, activant ses pas plus rapidement. L’attention fixe sur la porte, il la sent encore bien trop loin de lui pour l’atteindre, alors que les gens passent à ses côtés, que l’odeur des parfums différents et trop forts l’assaillent, que la chaleur le frôle puis lui échappe…
Son regard vacille légèrement… un homme le bouscule et s’excuse. Gin chancelle, baisse le visage, figeant ses pas. Un mètre. Il lui reste un mètre, avant de pouvoir gravir les marches de la bibliothèque. Est-ce que tout ceci en vaut vraiment la peine ? Trop tard pour se poser cette question.
Son regard fiévreux se dresse sur la façade… puis, comme attirée par elle, il reprend sa route, s’arrêtant devant l’entrée.

Sa main droite se dégage de sa poche dans un frissonnement et vient ouvrir un battant qui grince sur ses gonds. Il pénètre le lieu et referme calmement derrière lui.
Une chaleur embaume le hall vide… Son attention détails l’intérieur avant qu’il n’avance d’un pas calme, alerte au moindre mouvement suspect. Ses pas se mettent à grincer sur le plancher plus avant… Son attention se penche sur eux… il s’arrête une seconde. Ce bruit le dérange… il n’aime pas les approches bruyantes… le calme est bien trop lourd.

Une légère moue s’esquisse sur ses lèvres pâles… il n’a plus le choix. Si quelqu’un se trouve derrière cette autre porte face à lui, il est certainement déjà découvert ?

La seconde poignée… moins froide que la première qui donnait sur la ruelle. Il la fait tourner légèrement, le verrou claque et la porte s’entrouvre. Il glisse un regard à l’intérieur sans stopper son mouvement d’ouverture.
Une voix pénètre alors son esprit. Ses iris se dirigent immédiatement sur une silhouette féminine. Désormais découvert, il laisse la porte s’ouvrir en entier et replace ses mains dans ses poches, observant la jeune femme d’un regard sombre et calme :

« Fermé ?... Ha… Veuillez m’excusez. Je suis en visite dans cette ville… Et en voyant la lumière, je m’étais dit… que ce lieu devait être encore ouvert?»

Il se dit alors que d’importuner la demoiselle ne pourrait que lui provoquer des ennuis. Il se courbe légèrement en avant, se révérence et ferme le regard en ajoutant:

« Je m’en retourne immédiatement… excusez mon ignorance. »

Kira se redresse avec un léger doute, papillonnant doucement son regard et taisant sa voix calme et suave. Cette aura qu’elle dégage… elle est étrange. Son regard glisse dans le sien et sans contredire ses paroles, commence à se détourner d’elle, laissant son attention s’étendre jusqu’à ce que son visage ne lui en laisse plus la possibilité.
Il reprit la poignée de porte en main, prêt à quitter la pièce… Dommage.

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Rachel Huzami
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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Jeu 27 Mar - 19:08

La nuit rassurée Rachel. Son échappée était possible en cas de détresse à la venue qui s’annonçait. Malgré sa renommée timide et sa plénitude, la Nocturne avait déjà signée quelques meurtres épouvantables qui ne tarderaient peut être pas à la poursuivre. Retirée dans sa bibliothèque, l’opaline était au repos. Pourtant, sa mâchoire commencer à la démanger, éveillant ses crocs encore discrets. Son regard quant à lui, jusqu’alors sombres, fut tenté d’un rouge sang. L’étrange présence sembla se faire plus silencieuse à défaut qu’elle approchait… Ce paradoxe, Rachel le sentit au plus profond d’elle. Son ouï était fine…
Pourquoi tant de méfiance ?

En plus d’être nue d’arme, n’emportant avec elle qu’une paire de cross aciérés, La nocturne était dépourvu de l’odeur de sang dont regorger ses mortels. Son odorat était aiguisé… La moindre senteur se dégageant d’une noble nuque était notable. Or là, la chaire lui parut moins tendre, mais plus pure, et séduisante que le commun des mortels. Si son cœur pouvait encore frémir, il tambourinerait plus promptement encore contre sa poitrine.

Cigare en bouche, une silhouette apparut derrière le fin ruisseau de fumée. Ce jeune homme, encore dans la pénombre, n’avait pas un physique menacent. Certes ses yeux étaient aussi profonds que les abysses, mais sa carrure, elle, n’effrayait guère Rachel. Alors, entrouvrant les lèvres pour esquisser un sourire plus ou moins accueillant, celle-ci décala son bassin avec malice pour accentuer sa hanche voûtée. Les dires du garçon, la rendirent moins stoïque, moins assombrie... Lorsqu’il la menaça de partir, la nocturne insinua un refus du bout des lèvres, hochant doucement la tête.

-Jeune homme... Votre présence ici est noble, aussi hasardeuse soit elle. Vous êtes… Dans la bibliothèque dites « municipale »…
Vous êtes donc chez vous en ses lieux.


Elle répondit à sa révérence, plus machinalement que par approbation. Avant près de lui, ses doigts osseux et livides, ondulaient contre la côte des bouquins soigneusement alignés. La froideur de Rachel se dissipa mais sa hantise, était encore bien présente. Un étranger ici, était plus chaleureusement accueillit qu’un habitant lui-même. La jeune Dame, se méfier des habitants de la ville comme du soleil. Elle se sentait observait, traquait, épiait… Avec vice t discrétion.

-« En visite »? Et bien soit.
Souhaiteriez vous faire le tour des lieux, Jeune homme?
A êtres venu jusque là, il serait navrant de repartir ainsi.
Et puis, je suis la modeste propriétaire, qui n'a que trop de temps à vous consacrer...


Comme en son temps, Rachel prit possession d’un des bras du garçon, avançant d’un pas lents pour le faire pénétrer dans la salle. Le visage de celui-ci s’éclaira aux reflets acier de la Lune, lui rendant un teint pâle, qui trancher a merveille avec l’obscurité qu’étaient ses yeux.


[C'est pas le même niveau du tout ^^' En espérant que sa ne te pose pas trop de problème]

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Gin
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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Jeu 27 Mar - 20:24

Une faible lueur éclairait le lieu silencieux d’une aura glaciale… La lune traversait plus amplement les nuages sombres de la nuit, perçant les vitraux colorés du bâtiment pour rendre leurs pigmentations plus ternes et moins enjouées. Les rayons s’étendaient sur les longues étagères poussiéreuses et hautes, pleines à craquer de livres anciens et neufs.
D’auteurs clartés… Celles, plus chaudes, de chandelles allumées à la nuit tombée, pour offrir aux lecteurs une condition plus abordable de lecture. Mais personne… il ne semblait pas il y avoir d’âmes qui vivent en ce lieu… et au sens propre.
Gin laissa son corps s’immobiliser lentement à la réplique de la demoiselle. Calmement, ses iris ses détournèrent sur le côté, entraînant son visage de cet acte, pour venir apposer une attention biaisée et largement ouverte sur la silhouette. Le regard cerné d’obscurité, par l’épaisseur de ses cernes sur sa peau pâle, lui rendait une attention plus hypnotisante entre ses cheveux ténébreux et éparses sur son front… Il avait déjà remarqué que certains humains restaient bloqués face à ce regard, lorsqu’il appliquait sur eux avec lenteur… le laissant croire vide de toute pensée.
Il figea ses iris dans celles de la demoiselle, cherchant encore à identifier cet être, approchant très certainement d’une réalité qui ne lui plaisait que de moitié. Un vampire ?...
Ses sourcils froncèrent doucement sous cette approximation… Puis les paroles coulèrent à son esprit, prenant plus en compte les propos tenu…

Voilà qu’elle le retenait ? Et pour quelle raison ?… La méfiance germe dans son âme, irriguée par l’énonciation douce et avenante de la jeune femme. « Municipale » ? Bien entendu, cette bibliothèque était ouverte à tous… mais ne venait-elle pas de dire à son arrivée que cette dernière était fermée ? Pourquoi l’avoir retenu… avait-elle finalement décidé de le tenir en compagnie ? Et pour qu’elle pensée…
Maintenant qu’il la pensait bien comme un être potentiellement dangereux, il ne souhaitait plus franchement traîner en ces lieux absent de sang chaud et vivant… défaillant d’étincelle de vie à éteindre et à observer ternir. Cependant, réfuter cette invitation pourrait le mettre en mauvaise passe.
Le corporel de la jeune femme ne lui semblait pas si périlleux à première vue… néanmoins, Kira avait appris à ne pas se fier aux apparences… et le physique était bien souvent un critère de jugement majeur. Une idée bien humaine en soit.

Son corps se tourna alors calmement face à son interlocuteur, penchant légèrement le visage sur le côté. Une attention, au sentiment nourrit par l’incompréhension passable et jouée, pouvait se lire sur son regard…
Ses lèvres pâles et froides se délièrent insensiblement sous son souffle lent et glacé. Elle se redressa, marcha vers lui sans qu’il ne recule… Il ne fallait pas laisser paraître quoi que ce soit, ne pas laisser penser que l’on en pense plus… Rester blanc devant elle et paraître plus bête qu’en réalité…
Ce genre de situation lui avait sauvé la vie une fois dans le passé… et, surtout, lui avait permis de retourner maintes situations, désavantageuses à son égard à la première rencontre.

Cependant, ses iris s’étrécirent brutalement, comme si une lumière intense venait de les percer alors qu’un frisson lui remontait froidement le long de l’échine.
Un contact…
La jeune femme le prit par le bras, entreprenant déjà de le mener avec elle. Gin releva doucement un regard figé au souffle presque coupé face à lui…
Le contact… Une chose qu’il n’aimait pas… Toucher l’autre… Celui qu’il ne connaît pas… Sa peau contre la sienne, même séparée par le tissu d’un vêtement. Non… Il ne l'avait que trop peu ressentit et seuls ceux dont il avait prévu la mort, par l’expérience, avaient sentit ses doigts froids sur leurs chairs.

Ce touché n’était pas tiède… autant de sa chair que de celle de la bibliothécaire. Il ne la regardait plus, immobilisant son attention face à lui. Il laissa ses jambes se décrisper calmement, pour laisser penser à un doute quant à la suivre après avoir pensé s’en retourner dehors…
Jouer à lui faire croire ce qu’il veut et détourner les petites erreurs qu’il pouvait émettre sans le désirer… C’était la prendre pour une idiote ? Non… Gin avait activé une défense devant la jeune femme. Il ne cherchait qu’à éviter quelques chose qu’il ne faisait qu’appréhender face aux présupposés qu’il avait sur elle.

Ses mâchoires se délièrent et bientôt il laissa couler la tonalité calme et lente de sa voix, laissant ses iris observer les alentours de la bibliothèque, comme un visiteur… cependant, ses autres sens restaient braqués sur la jeune femme…

« … Hé bien soit… J’accepte volontiers votre dévouement… »

La salle s’ouvrit plus amplement face à son regard qui réagit faiblement sous la lumière glaciale qui s’étendait sur le lieu imposant.
Kira ne su quoi dire d’autre… engager les conversations n’était pas vraiment de son ressort… surtout lorsque la personne l’avait découverte avant lui… auquel cas il en savait déjà un peu plus sur elle.

(Ho t'en fais pas pour ça XD tu joues très bien pour moi)

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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Ven 4 Avr - 22:07

Rachel était fière de montrer ce lieu au quel son corps et une part de son esprit était dévoués. Son sourire sombre, dessiné une fossette timide au coin de ses lèvres pourpres. Celui-ci témoignait avec justesse du narcissisme de l’être. Aussi discrets soient leurs échanges, Rachel sentit la résistance du gamin a son approche, l’épiant du coin de l’œil. Le touché glacial fit un effet plus électrique qu’un frisson, courant sur son échine. Les lèvres de Rachel se mirent entre parenthèses, esquissant un air taquin sur son visage de porcelaine. Leurs démarches étaient lentes, se délectant des craquements subtiles du parquet sous leurs pieds.

Avançant vers le bureau principal, celui de la Nocturne, cette dernière déposa le cigare humidifié par ses deux pétales de rose, et cendré à son autre extrémité. Ainsi, par douce provocation, les doigts a présent libres de la dame se posèrent contre son propre avant bras opalin. La pression contre le vêtement du jeune homme accrut sous ce nouveau poids, resserrant cette étreinte qui semblait déjà intime.

Sur leurs passages, un ras de marée de livres se déversa sur l’horizon. Les étagères, gigantesques et massives, pouvaient paraître presque oppressants. Ce labyrinthe de culture avait une authenticité exceptionnelle, reflétait par le vécu entre les pages de ses œuvres. Rachel, ne se souvenait plus de ce pincement dans la poitrine lorsqu’elle s’enivrait des nuit entière, de la senteur de l’encre qui dessinée les mots.

Lorsqu’ils s’engouffrèrent dans le thème « Théâtre», la jeune femme rompit leur proximité, s’avançant à pas volatiles jusqu’au repère de la lettre « M ».Elle semblait plus animée. Après un regard furtif à son invité, la nocturne sortit un livre, un seul,,. sans la moindre hésitation. Lorsqu’elle l’ouvrit, une double page se dévoila naturellement, comme par habitude. Levant les yeux au plafond voûté, loin au dessus d’eux, la voix de Rachel fit frissonner les murs.

« Ma fois, Madame, c’est qu’il est heureux qu’un amant de cette espèce-là, veuille se marier dans les formes, n’y a-t-il presque point de fille, s’il lui faisait la cour, qui ne fût en danger de l’épouser sans cérémonie. Aimable, bien fait, voila de quoi…

Ces yeux retombèrent dans ceux du garçon comme une fatalité. Le temps d’un discret redressement du sourcil, la dame jeta un bref regard au monologue qu’elle fit découvrir au nouveau venu. C’était une déclaration cité dans la pièce « Le jeu de l’amour et du hasard. » de Marivaux, dont Rachel se plaisait à en apprendre les douceurs. Son ricanement, pas plus perçant qu’un soupir, parut spontané dans sa récitation. Pour mieux reprendre, toute son attention se porta sur le jeune homme, et poursuivit dans un murmure.

… de quoi vivre pour l’amour. Pardi, tout en sera bon, dans cet homme là… l’utile et l’agréable, tout s’y retrouve !

Pardonnez ma rêverie passagère, mais j’ai une préférence notable pour Marivaux… Et vous ? Roman, mythologie, ou philosophie ? Je ne suis pas exclusive, vous pourriez peut-être vous plonger dans un bon livre à votre retour. Si vous loger en ville, cela va de soit. »


[Encore merci pour ta patience.]
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Gin
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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Ven 4 Avr - 22:48

Une avancée lente et calme, parmi le silence doux de ce lieu, plongé dans l’obscurité partielle… révélé à la lueur pâle et frissonnantes des chandelles.
Gin ne pouvait rester calme pour l’instant. Cette jeune femme à son bras, au contact froid et non désiré de sa personne… le perturbait autant qu’une eau sombre, troublée par le jet d’une pierre dans ses tréfonds… chahutant sa surface en de larges cercles, allant en s’étendant, comme le ferait ces sentiments de méfiance et d’incompréhension qui naissaient en lui.
Ses iris, vident de toute étincelle de vie apparente, s’étaient immobilisées face à lui, observant sans vraiment regarder le chemin qui se traçait entre les étagères.

Cette femme… était certainement la première à agir de la sorte avec lui. Personne ne l’approchait si familièrement… et il n’en avait non plus approché de cette manière, sauf pour manipuler. Et en ce cas présent, il s’était laissé surprendre. Certainement, là aussi, la première fois. Cette nouveauté résultait de son désir de changement d’action…
Son dos avait eu tendance à se redresser… se braquant, sans souhaiter le montrer face à la demoiselle, dont l’aura sombre le gardait à distance.

La bibliothèque continuait à s’ouvrir face à eux… sombre et étendue. La clarté des lumignons ne pouvait atteindre leurs sommets, laissant comme une sorte de mystère habiter leurs cimes. Les ombres de ces œuvres, rangées et classées, se mouvaient sous le frisson des flammes au passage des deux individus, perturbant l’air de leurs déplacements calme.

Gin se laissa porter, s’engouffrant avec la bibliothécaire dans un large rayon. Ses iris s’animèrent quelque peu, descendant lourdement sur le visage de sa partenaire, sans dévier ne serait-ce que la nuque pour la voir de ses deux yeux. Il la fixait d’une iris sombre, comme inactive.
Elle se détache de lui et se dirige plus proche d’une étagère.
Kira stoppe son avancée, laissant à cet instant sa tête se pencher vers elle de manière imperceptible, comme posant une interrogation par le mouvement léger d’un sourcil. Elle paraissait enjouée, pleine de vie et pourtant si froide de corps et d’esprit… Un reliquat de sa vie passée peut-être ? Ou simple désir de se divertir en imitant les hommes et leurs manières d’agir ?

Kira cille enfin son regard doucement alors qu’elle détache un ouvrage de la ligne parfaite que les livres formaient par leur complémentarité.
Kira détache l’une de ses mains de ses poches, frôlant la chaîne sombre qui le retient à son journal de manière lente, s’y apposant pour se retenir après elle. L’envie d’écrire le prend encore… alors que la demoiselle se met à réciter…

Gin se sent légèrement troublé par cet acte. Qu’est-ce que cela signifie… pourquoi un tel geste et à cet instant…
Son corps se tourne d’un quart, laissant une attention plus ouverte de poser sur la vampire qui s’exprime encore et s’achève. Il l’observe, détails chaque partie de son visage, cherche à comprendre son anatomie… comme capable de desceller ses faiblesses de cette simple observation…

Après un temps, où le silence retombe lourdement sur les lieux… Gin délie ses mâchoires et ses lèvres pâles, laissant couler le son de sa voix, se mêlant de manière suave au silence pour le briser sans violence… Il baisse légèrement le visage, accentuant l’obscurité de son attention sur sa peau blafarde :

« Vous êtes… aguerrie de cette lecture à ce que je vois…
Cependant… pourquoi avoir choisit ce passage-ci… L’amour est une chose… bien peu intéressante, non ? »


Gin esquisse une légère moue de dégoût sur ses lèvres, comme toute illustration de sa pensée ignorante de la chose :

« Les hommes se complaisent… à écrire ce genre de divertissement… se moquant et expliquant des histoires saugrenues… qui ressemblent pourtant bien à ce qu’ils vivent au jour le jour. Ne peuvent-ils donc se satisfaire d’eux-même ?
Je favorise la philosophie à ce genre de frivolité bien peu de mon goût.
Je préfère me complaire dans une œuvre didactique argumentée… dont les entrailles disséquées me permettraient de mieux comprendre les hommes dans leur manière de pensée et d’être… plutôt que de les savoir dans leurs idioties.
Le rire d’un homme ne me sied guère. Je préfère silence d’un cimetière à la joie d’un théâtre. »


(Il me plait d'avantage de te voir répondre alors ne t'inquiète pas ^^)
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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Sam 5 Avr - 18:59

Le regard du jeune homme ne manqua pas de la saisir. Ses yeux sombres, fixant le point qu’elle était comme un laser qui se reflète entre deux yeux. Rachel n’avait aucune gaine à s’exprimer au travers de ses jacassements si subjectifs, d’une demoiselle pleine d’utopie. Par contre, l’invité semblait trouver ça plus étonnant qu’ironique. L’amour était certainement le dernier sujet au qu’elle la nocturne prêterai même sa plus insignifiante attention. Mais la littérature, le choix des mots, du ton et des sentiments, en étaient tout autre. Une certaine forme de sensibilité dans un être corrompu et enfant du Diable. Une faiblesse, dont la « comédienne » en faisait son arme. La culture, le savoir et la connaissance, n’étaient pas à sa portée pour chanter l’amour… Cette scène plutôt paradoxale de la bouche d’une créature de la nuit, n’était en rien un amusement. Prit avec le sourire, Rachel se voulait convaincante.

« Le savoir, c’est comme la confiture. Moins on en à, plus on l’étale… »lui avait-on dit. Or Rachel, se voyait comme le fruit juteux du quel ressort l’arome sucré et gourmand… Elle se voulait maîtresse de ses lieux. Connaître la moindre subtilité et caractéristique du sanctuaire dans le quel elle errait sans fin. L’éternité lui semblait longue… Le péché dont elle fut victime l’avait conduit à sa perte, lui offrirant comme seule consolation la perpetuelle évolution du monde et du temps… A jamais condamnée, la belle faisait en sorte de tuer le temps, même si la fin semblait tellement lointaine…

Aux dires du garçon, Rachel fit une moue septique. Puis son sourire, adoucit son ressentit. Elle passa la main dans ses cheveux pour les faire dégringoler de son épaule blême, effleurant sa clavicule en relief. Elle hocha la tête, par approbation. « L’amour est une chose… bien peu intéressante, non ? » disait-il. En soit c’est un faite. Mais la belle ne se reconnaissait pas dans cette pièce de théâtre, bourrée de sentiments et de remise en question. Puis, le visage dut garçon prit vie, esquissant une mimique que la nocturne ne put manquer.

«Libre à vous la découverte ou l'ignorance, seules les choses inutiles s'avèrent digne d'intérêts, ne pensez vous pas ?... »

A ses mots un silence doux et planant s’installa, car cette question n’attendait aucune réponse. Le jeune homme poursuivit donc. Avec de grands yeux, la belle colla son épaule élégamment découverte contre le bois vieillit de l’étagère, prenant une pause qui accentuer son attention. Il était froid, franche, cultivé et encré dans son rationnel omniprésent. Ce dandy aux allures de gamin livide et abattu, avait un point de vue abject sur le batifolage et autres rubans de soie qu’étaient les liens de l’amour. Rachel dessina avec discrétion, le contour ondulait de sa lèvre supérieure.

« Pour ce qui est de ses rêveurs, leurs plumes ne me paraient pas si grossières. Certes ce thème… pour certains d’entre nous, pourrait semblait hypocrite et futile, mais ce ressentit n’est acceptable qu’aux cœur pures et verrouillés. Le mien, a défaut de pouvoir s’enivrait de ses sornettes, se plait à badiner de la naïveté qui anime le leur.
Etrange paradoxe…
Suivait moi donc. La visite n’est pas terminée…. Je vous en pris. »


Après s’être lentement retourner dos à l’homme, Rachel s’enfonça dans un coin ou la lumière tamisée des chandelles, y était vulnérable. Un escalier, retournant sur lui-même à la manière d’un cobra, amené au second étage. Une pièce moins grande, mais tout aussi éblouissante de part sa richesse culturel. Cet étrange endroit, isolé comme un cocon douillé où mythologie croyance et culte se confortaient aux philosophes mathématiciens et chercheurs. Encore une fois, l’opposition étaient palpable. Effet voulu ? C’est évidant. Une fois devant l’entre, l’opaline attendit son invité, le sentant arrivée dans son dos avec toujours autant de méfiance. Rachel en déclina un sourire qui resta inconnu du garçon, mais cette sensation de doute chez lui, était appréciée chez la nocturne. Son instinct de domination ? Sa nature sociale ou sa sérénité en ses lieux, ne permettait pas au jeune homme de se sentir à son aise… Pourtant

« Vos précepteurs sont répertoriés ici même. Ne prenez pas mal cet éloignement…. Si vous vous sentez si à l’étroit, c’est que les débats d’esprit et les théories diverses et variés, ne captivent malencontreusement plus l’homme moderne.

Mais je suis sur que sillonner ses allées pourraient vous divertir. Qu’en dites vous ? »

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Gin
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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Lun 7 Avr - 14:46

Le ciel se découvrait calmement… laissant la clarté glaciale de la lune percer les vitraux de la bibliothèque.
L’amoncellement de nuages obscurs se déchirait, chassé par un vent fort au dehors qui chahutait les grands platanes de la rue piétonne, leurs branchages grattant les vitres hautes…
Le souffle s’engouffrait dans la large pièce, par les petites issues sous la grande porte… ou les ventilations du lieu, hurlant en glissant sur le sol.
Le silence de la bibliothèque retombait par à-coups brefs, entre ces vociférations soufflées parmi les espaces restreints. La lumière des chandelles vacilla… puis se stabilisa. Comme au passage d’une ombre malfaisante ou d’un esprit frappeur.

La lune fut à nouveau masquée par un ciel capricieux… rendu tumultueux sous une tempête approchant.

Parmi les longues et hautes rangées d’étagères, offrant nombres d’ouvrages de toute sorte, se tenait une voix féminine. Une voix calme, presque silencieuse sous l’étendu de l’espace vidé de toute âme au sang chaud.
Son interlocuteur se tenait devant elle, le regard impassible, l’expression inexistante… comme si cette moue esquissée sur ses lèvres au part avant, n’avait été qu’un signe éphémère… une erreur de programmation de la machine froide. Ou une imitation humaine observer au court de ses années d’observations.

Le demi vampire détaillait toujours cette vampire… ne cillant pas son regard, le laissant devenir oppressant, déformant presque sa vison à force de fixation.
Les choses inutiles s’avéraient être dignes d’intérêt ? Gin avait déjà cet intérêt pour les hommes… Est-ce que les hommes servent à quelque chose ? Leur vie est si… insignifiante. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité. Un être qui pose sa pierre et meurt, construisant un édifice dont la finalité ne sera connu que par les dernières générations… N’était-ce pas d’un grand pathétisme ? Une race qui se détruit autant qu’elle tente de survivre. Un être qui n’est là que pour se voir vivre et mourir… qui réfléchit… qui se trompe, s’explique, à la faculté de donner la vie et de la retirer. Un être qui sait prouver sa stupidité et son intelligence par ses actes. Pourquoi une telle création… si compliquée à la fois et si infime.

A tout ceci, Kira pencha légèrement le visage sur le côté, offrant presque un air curieux… Il cille enfin son attention… observe toujours la jeune femme face à lui. Elle explique son engouement pour cette lecture… Et à part le fait qu’elle s’en amuse, rien ne semble la différentier de l’avis qu’il porte à tout ceci.

Mais la voilà qui en revient au thème de la visite.
La vampire lui tourne le dos… Kira plisse le regard, puis le rouvre plus largement de manière fixe sur sa silhouette retournée… Exprimant par cette attention toute la violence cachée que son être s’efforce à masquer par habitude, de sa lenteur et sa tranquillité apparente. Une sorte de moment de folie qui se devait de s’extérioriser d’une manière ou d’une autre… pour éviter tout débordement… car sa faim vient encore d’augmenter. Depuis combien de jours n’a-t-il pas mangé...
Est-ce que cette femme est aussi dangereuse que ce qu’il pressent ? Ou aussi douce que ce qu’elle peut montré d’apparence. Malgré cette froideur physique… Kira se demande si l’attaquer serait une bonne idée. Il ne la connaît pas assez, n’est pas en moyen actuel de prendre des notes. Et cela fait tellement de temps qu’il n’a pas mordu à une gorge.

Il finit par la suivre, calment ce regard qui s’obscurcit à nouveau et semble se tenir de manière blasé continuelle.
Ses pas se stoppent devant un escalier, qu’il observe de son regard avant de prendre la suite… Arrivé à hauteur de la bibliothécaire, il écoute à nouveau ses propos, restant toujours muet…
Il cilla aux locutions prononcées, ajoutant finalement de sa voix calme et suave :

« … Sillonner ce lieu serait digne de mon intérêt… en effet. Mais une autre fois… Je ne suis pas assez concentré en cette nuit pour imprégner mon esprit de manière correcte. »

Il décroche son regard de son interlocutrice, le laissant divaguer sur les étagères plus restreintes du lieu.
Kira commence à sentir monter en lui un ressentiment qui lui braque l’esprit, forçant le barrage de sa tranquillité apparente. De profil à la vampire, il laisse ses iris retomber lourdement sur elle, silencieuses, trop calmes et oppressantes, par le biais qu’il donne à son attention fixe. Les lèvres légèrement déliées, il ajoute d’un ton bien plus sensible, comme si de hausser le ton, briserait cette faille dans la vitre de son âme.

« … Vous êtes… Une vampire ?... Je ne me suis pas tromper sur mes présupposé ?... »

Son visage légèrement redressé, se baisse vers l’avant, alors que son corps se tourne vers la bibliothécaire de trois quart.
Son attention se fait légèrement fiévreuse. Gin fait un pas en avant, une avancée qui ne paraît pas agressive, mais qui peut soulever quelques questionnements sur ses agissements futurs…

« Une question… Etes-vous comestible ? »

Cette demande passe aussi naturellement à ses lèvres, qu’un humain qui poserait une interrogation bénigne à l’un de ses compères…

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Rachel Huzami
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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Mar 8 Avr - 16:34

Rachel laissa au jeune invité, la possibilité de s’imprégner à son rythme de l’ambiance intime et restreinte du lieu. Cette pièce, pas plus grande qu’un séjour, refermer une chaleur particulière, sûrement pas dut à la mine poigné de chandelier. Les flammes n’ondulaient jamais, figé du manque total de mouvement d’air. Certes lugubre et rustique, cette salle appart entière abrité une richesse inestimable aux yeux de la nocturne. Les biens matériels n’avaient aucune importance pour elle. Sauf ceux de valeurs… Et ceux là, étaient à l’origine d’un dépaysement total, rompant tous lien avec l’extérieur de ce bâtiment. La souris de la bibliothèque ne voulait plus exposer ses traits aux passants, villageois ou commerçants, préférant la plénitude de ce lieu à l’enthousiasme d’une place de marché.

De plus, son statut de créature de l’ombre, la renferma d’autant plus sur elle-même, l’obligeant à fuir les rayons ardents d’un soleil devenu mortel. Combien de ses semblables avaient péris dans d’atroces souffrances avant de ce taire a jamais en état de poussière… De plus, les traqueurs errant en ville n’avaient pas de quoi la rassurer. Certes, on les disait mortels, mais leurs ambitions ravageuses semblaient leur donner des ailes. Alors, parait à toute éventualité, l’opaline dissimulée dans les recoins les plus sombres et retiré des lieux, maintes protections avec l’appréhension d’avoir à s’en servir.

C’est alors que son offre courtoise, fut tout aussi bien refuser. Le regard de Rachel s’adoucit, un sourire bordant ses deux pétales de rose pourpres. La manière implicite dont il lui expliqua la chose, laissa perplexe la jeune femme. Mais pire encore ! Lorsque que le terme « vampire » la qualifia, son regard s’assombrit en un simple battement de cils. Comment avait-il put s’en douter. Les humains étaient de piètres joueurs en matière d’aura maléfique. Certain avaient même la prétention de ses croire seul à diriger ce monde… Pitoyables insectes d’une race bien trop vaniteuse pour supposer une force obscure autour d’eux. Mais alors. Comment sortir de l’impasse… La fuite n’était pas son optique, mais Rachel enchaîna quelques pas lent pour se délier de son invité. Elle approcha de l’étagère la plus proche, ne dévoilant plus que la chute de ses reins, timidement dissimulée sous robe de nuit fluide et légère. Le garçon resta dans son dos, tendis que la belle faisait danser une mèche de sa chevelure aux reflets cuivrés, entre ses doigts.

« Croyez vous à ses sornettes ?
J’ignore les raisons de cette accusation, mais ce lieu dans le quel je trouve le repos, ne doit pas devenir le repère de cannibales sanglants et autre scène d’épouvante, voulez vous... »


Elle se stoppa un instant, caressant la tranche de ses vieux manuels. Alors qu’elle allait reprendre son explication, le jeune homme la coupa dans sa contemplation, et dans un mouvement soudain de Rachel, croisa son regard étonné et taquin. Les vampires n’étaient certainement plus au goût du jour. Leur sang était poison, et leurs chaire, bien trop livides et fines pour avoir une once de saveur.


« Je ne douterais point, de ne plus être à votre goût depuis fort longtemps déjà… Jeune homme.
Mais si votre ventre réclame de la compassion, trouverez vous peut être une épicerie encore ouverte à cette heure tardive. »


Le sourire de la bibliothécaire était plus sympathique que méprisant. Ses bras blêmes se croisèrent sous sa modeste poitrine, décalant son bassin avec autant d’élégance qu’au paravent, adoptant ainsi, une attitude plus sereine. Certes, quelques chose chez cet individu, porté a croire qu’il n’était nullement fait comme ses vermines grouillantes peuplant la terre. Mais Rachel ne se questionna que très peu sur ses origines, ne se sentant point menacée. Elle n’écarta pas la thèse du « traqueur », mais aucune vague ni bavure ne l’avait encore trahit.

« Et bien si la lecture n’est pas de votre ressort, une bibliothèque vous semblera bien peu divertissante, qu’en pensez vous ? »

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MessageSujet: Re: Poupée de cire, poupée de sang. [PV]   Mar 8 Avr - 17:43

L’ambiance au dehors se fit lourde. Les gens rentraient chez eux, appréhendant la tempête arrivante.
Le vent soufflait toujours au dehors, chahutant les journaux répandus sur le sol et autres cochonneries laissées par les passants insouciants. Des canettes ricochaient sur les trottoirs, renvoyant un son métallique et sourd dans la passe désaffectée où quelques passants courraient pour retourner à l’habitation.
Le vent haletait entre les ruelles avec violence, sifflant et hurlant entre elles… Les branches de platanes grattaient avec plus de force contre les vitraux de la bibliothèque, renvoyant leurs ombres crochues sur le sol de l’établissement, par le fait de la lumière vacillante des lampadaires du dehors. Laissant la sonorité de leurs frottements et du souffle hurlant, rompre le silence de manière sourde à l’intérieur.

Gin fixait toujours la jeune femme en attente de réponse. Cependant, son regard fut attiré en contre bas, sur ces ombres mouvantes et peu rassurantes pour un enfant. Un enfant ? Gin n’en était pas un… Seulement… son ignorance sur certaines choses et sa curiosité toujours présente le laissant quelques fois ressentir comme un être pas tout à fait finit. Non pas par son illogisme ou son déraisonnement… mais plutôt par son comportement… ses actions et gestes, qui parfois ressemblaient à ceux d’un autiste assez spécial. D’une personne qui n’a pas assez apprit et qui se trouve en pleine formation.

Son regard sombre se perd l’espace d’une seconde sur ce plancher mobile en contre bas… comme hypnotisé par les ombres.
Une averse… La pluie bat soudainement et bruyamment contre les vitraux, rompant le silence établis avec fracas, répondant en échos dans la pièce.
Le jeune garçon cilla son attention et la reporta sur sa locutrice… il l’observa avec cette même curiosité, légèrement moins concentré que l’instant passé.
Elle lui parlait d’accusation… ne se sentait-elle pas vampire ? Avait-elle mal pris ses propos ? Apparemment oui. Pourquoi donc.
Gin plisse légèrement un œil, cherchant à mieux cerner la jeune personne. Bluffait-elle ? Ou parlait-elle sans peur. Alors… soit ses propos visait à le déstabilisé lui et sa logique… soit elle n’acceptait pas vraiment son rôle vampirique comme les autres et préférait le calme et la lecture plutôt que la violence et l’orgie. Essayait-elle aussi de se déculpabiliser face à un ignorant ?
Bref à tout ceci, Kira finit par hausser un sourcil de manière timide… puis plus franchement à la suite de ces propos.
Elle s’était détourné de lui…offrant son dos et son côté au regard observateur de Gin. La détaillant à nouveau de haut en bas sans réflexion sur ce qu’il regardait, il en revint à son regard… cillant à ses locutions.
Une épicerie ?

Le demi vampire délia ses lèvres pâles et froides, ajoutant d’un ton calme :

« … Une… épicerie ?... Un autre moyen… de se nourrir ?
Je ne suis pas un humain… ce genre de chose ne convient pas à un organisme inexpérimenté.
Cherchez-vous à me rendre curieux de la chose, pour que j’aille tenter et me tuer dans l’ignorance ? »


Il détourna légèrement le visage, offrant un regard biaisé, plissé de méfiance. Il ajouta à la suite d’une seconde de silence :

« Je ne puis savoir si vous me convenez avant de vous avoir goûter… après tout… votre corps possède une hémoglobine… certes froide… mais qui na pas changé sa nature première. »

Le jeune garçon s’approcha lentement de la demoiselle, cherchant à déceler ses réactions primaires… à ce qu’elle se défende pour pouvoir mieux l’éviter par la suite. L’esprit ouvert à l’impression de toutes novelles choses à comprendre et à observer.

La pluie déferlait toujours au dehors, battant les vitres et rinçant les façades, laissant le jets du ciel vaciller sous la force du vent qui s’engouffrait dans la citée. Les lumières au dehors chancelèrent, certaine s’éteignant sous une légère coupure de courant.

Le regard de Gin se fit plus doux et pénétrant dans celui de la bibliothécaire…

« J’ai envie de vous connaître par ce moyen… d’en apprendre d’avantage sur vous, puisque vous ne m’avez pas laissé le choix de vous regarder autrement… comme à mon habituel. Vous m’avez surprit et je me suis laisser surprendre. Je ne laisse jamais personne échapper à mon esprit d’analyse.
Je ne suis pas un être violent… juste un curieux. »


Sa paume frôla la chaîne sombre, qui rattachait son journal à sa ceinture, la laissant cliqueter comme le glas sonne dans un silence bref pour annoncer tout acte.
Sa démarche était lente, son regard presque lascif et calme… alors que son esprit était en alerte à tout mouvement, afin d ‘anticiper un geste offensif ou défensif. Mais ne connaissant pas la demoiselle… tous ceci pouvait se changer en jeu dangereux.

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